Union Lémanique des Arts et Métiers
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Frontaliers

Selon l’OFS (Office fédéral de la statistique), 208 000 frontaliers et frontalières de nationalité étrangère travaillaient en Suisse à la fin du 1er trimestre 2008. Leur effectif a ainsi augmenté de 26 % en cinq ans (1er trimestre 2003 : 165 300). C’est le Plateau suisse (cantons de Berne, Soleure et Fribourg) qui enregistre la plus forte progression (+ 56 %), suivi de la Région lémanique (+ 44 %). 54 % des frontaliers résident en France. [1]

Les frontaliers et frontalières sont fortement représentés dans le secteur secondaire, mais 83 % des frontaliers haut-savoyards travaillent dans le tertiaire. Les secteurs qui recrutent sont le bâtiment, l’horlogerie, l’informatique, la comptabilité, l’industrie de la machine, l’hôtellerie - restauration, la gestion de fortune, la santé et le transport. [2]

« Dans une enquête représentative menée auprès des membres des organisations faîtières de l’économie que sont Economiesuisse, l’Union patronale suisse et l’Union suisse des arts et métiers (USAM), les entreprises helvétiques soutiennent en masse la voie bilatérale entre la Suisse et l’Union européenne (UE). Selon l’Union suisse des arts et métiers, l’ALCP représente une chance pour les PME. Deux raisons à cela : l’accord facilite à la fois le recrutement de main-d’œuvre européenne et l’accès aux 490 millions de consommateurs de l’UE. » [3]

« Le quatrième rapport de l’Observatoire de la libre circulation des personnes, pour la période du 1er juin 2002 au 31 décembre 2007, indique que l’instauration de la libre circulation des personnes a favorisé l’essor économique de la Suisse. Globalement, le taux de chômage et le niveau des salaires des travailleurs locaux n’ont pas été affectés par l’immigration. » [4]

La libre circulation des personnes a aussi bénéficié à la Haute-Savoie, qui bénéficie d’un taux de chômage bien inférieur à la moyenne française. Il a été estimé que, sans l’emploi suisse, ce taux pourrait être aux alentours de 6,5 %, au lieu des 5,5 % actuels. De son côté, Genève a bénéficié de la capacité d’accueil du département français. [5]

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