Aspects politiques :
La Confédération helvétique (7,7 millions d’habitants en 2008) fondée en 1291 est devenue un Etat fédératif en 1848. Elle est actuellement divisée politiquement et administrativement en vingt-trois cantons, dont trois sont constitués en demi-cantons.
Le bassin lémanique qui regroupe les cantons de Vaud, de Genève et du Valais est économiquement une des régions les plus dynamiques de la Suisse.
L’organisation politique suisse est très différente de celle de la France. Au contraire de cette dernière, qui est par tradition un pays à pouvoir central fort, la Suisse se distingue par la très grande autonomie de ses cantons.
Ainsi, le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de sept membres.
Le pouvoir législatif est détenu par l’Assemblée fédérale, composée de deux chambres ayant des pouvoirs égaux :
le Conseil des Etats, qui représente les cantons, est formé de 46 membres élus ;
le Conseil national, qui représente le peuple, compte 200 membres élus.
Aspects économiques :
| Habitants | 7,7 millions | 65,07 millions |
| Superficie | 41 288 km2 | 551 000 km2 |
| Taux d’étrangers résidants | 21,7% | 5,37% |
| Taux de chômage - juin 2009 | 3,6% | 9.5% |
| Revenu par tête en € | 46 848 | 28 188 |
| Variation de l’IPC - 2ème semestre 09 | -1% | -0.5% |
Répartition de la population active occupée :
| Population active occupée (en %) | Genève | Vaud | Valais | Suisse | France |
| Agriculture | 1 | 5,6 | 10,3 | 3,7 | 2,9 |
| Industrie/Artisanat | 14,5 | 19,7 | 25,7 | 23,0 | 25,6 |
| Services | 84.5 | 74.7 | 64,0 | 73,3 | 71,5 |
Aspects frontaliers :
La Suisse a 572 km de frontière avec six départements français (Haute-Savoie, Ain, Jura, Haut-Rhin, Doubs, Territoire de Belfort). Elle est actuellement le neuvième partenaire commercial de la France. Inversement, la France est le troisième partenaire commercial de la Suisse, après l’Allemagne, aussi bien à l’importation qu’à l’exportation.
La Suisse est le deuxième client (après l’Allemagne) et le troisième fournisseur (après l’Italie et l’Allemagne) du département de la Haute-Savoie. Elle est le huitième client et le quatorzième fournisseur du département de l’Ain (source : Direction générale des douanes).
La population frontalière française travaillant en Suisse s’élève à plus de 90 000 personnes, dont plus de 53 000 dans les trois cantons lémaniques (Genève, Vaud, Valais).
Une particularité de la région lémanique réside dans les accords de zones franches conclus au XIXe siècle entre la France et la « République et Canton de Genève », un des premiers exemples d’une zone de libre-échange (essentiellement pour les produits agricoles) en Europe occidentale. Les échanges entre Genève et sa couronne rurale font l’objet d’un statut particulier qui s’est peu à peu institué en un système dont on ne connaît pas l’équivalent dans tout le Vieux Continent : celui des zones franches. Ce territoire, qui s’étend entre la frontière franco-suisse et les lignes de douanes nationales de Haute-Savoie et du Pays de Gex, bénéficie d’une franchise de taxes douanières et fiscales.
L’économie de la zone franche bénéficie ainsi d’avantages, notamment pour les produits agricoles et les matières premières provenant de France et de Suisse.
Une autre particularité est la rétrocession fiscale de la Suisse à la France d’une part de l’impôt sur le revenu gagné dans le canton de Genève par les frontaliers. C’est le seul exemple où un Etat souverain transfère une partie de ses ressources fiscales à un autre Etat souverain pour le financement d’infrastructures dans les communes, en France voisine, où résident les travailleurs frontaliers.
Accords bilatéraux :
C’est le 1er juin 2002 que les accords bilatéraux entre la Suisse et l’Union européenne, alors composée de 15 membres, sont entrés en vigueur.
Les accords, dès leur entrée en vigueur, ont des conséquences dans les domaines suivants :
- circulation des personnes,
- transport terrestre,
- transport aérien,
- recherche,
- marchés publics,
- échange de produits agricoles,
- obstacles techniques au commerce.
Suite à l’élargissement de l’Union Européenne le 1er mai 2004, il a été complété par un protocole qui règle l’introduction progressive de la libre circulation des personnes également avec les dix nouveaux Etats membres de l’UE. Ce protocole est entré en vigueur le 1er avril 2006. Le 8 avril 2009, le peuple suisse a accepté la reconduction de l’accord sur la libre circulation des personnes et le protocole II d’extension de cet accord à la Bulgarie et à la Roumanie. Le protocole II est entré en vigueur le 1er juin 2009. Ainsi, les conditions de séjour et de travail pour les citoyens de l’UE sont facilitées en Suisse. Dès 2014, la libre circulation des personnes sera définitive avec une clause de sauvegarde en cas de grandes difficultés économiques pour les Etats membres, sauf pour la Bulgarie et la Roumanie pour lesquels des mesures transitoires sont encore en vigueur jusqu’en 2019.

ULAM
TRAVAILLER

