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Votation du 8 février

Pour la 3ème fois, les Suisses ont apporté leur soutien à la libre circulation des personnes ainsi qu’à son extension à la Roumanie et à la Bulgarie. Un "oui" plus net que prévu avec 59% des suffrages contre 56% en 2005. Ces résultats ont été un grand soulagement pour tous, car cette campagne n’était pas gagnée d’avance dû en particulier au contexte de crise que nous traversons. Malgré la campagne de l’UDC nous montrant trois corbeaux noirs venant menacer et manger le pain suisse " Ouvrir la porte aux abus ? NON", c’est le discours du Conseil fédéral qui l’a emporté, ce dernier ayant été très clair sur les conséquences d’un refus par la Suisse. En cas de "non", l’entier des bilatérales I tombait dont l’accord sur le transport aérien qui ouvre le ciel européen à la compagnie helvétique. Même si la voie des bilatérales choisie par la Suisse peut créer quelques tensions sur certains dossiers, la voie des bilatérales est désormais considérée par une majorité des suisses comme un acquis. Finalement, la crise a joué un rôle déterminant dans la décision de vote de la population suisse. Les votants ont réalisé que la libre circulation était un moteur économique. Ils ont également préféré garder ce qu’ils ont, plutôt que de se lancer dans l’inconnu.

L’ouverture du marché suisse aux travailleurs de Roumanie et de Bulgarie se fera par étapes. Des quotas sont prévus jusqu’en 2016 au moins, soit deux années de plus que pour les autres pays de l’Est membres de l’Union européenne. Pendant la phase transitoire, le principe de la préférence nationale à l’embauche continuera de s’appliquer, mais le nombre d’autorisations de séjours délivrées sera augmenté de manière importante. En 2016, les quotas disparaîtront. Les milieux syndicaux souligne que les suisses restent malgré tout soucieux pour l’emploi et craignent le dumping salarial. Cette question est prise très au sérieux par l’ensemble des acteurs économiques et les contrôles du respect des conventions collectives continueront à se faire comme c’est déjà le cas aujourd’hui et seront même renforcés dans les branches à risques. Il ne s’agit pas d’avoir des salaires et des conditions de travail polonais, roumains ou bulgares, mais des salaires et des conditions de travail suisses.

Pour connaître les résultats par canton, consultez le site Web de la Confédération suisse. http://www.bfs.admin.ch

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